Le train FCE est à quai sans sa locomotive lorsque nous arrivons à la gare de Fianarantsoa vers 6h45... Nous nous installons aux places côté fenêtre que nous avons réservé hier et attendons le départ, qui, nous le savons, peut prendre du temps.
Le train, moyen de transport vital pour l'économie de la région, permet de transporter thé, bananes, litchis, poivre, girofle, riz, café et cætera entre Fianarantsoa dans les haut plateaux, la ville portuaire de Manakara et les 16 villages enclavés que la voie ferrée traverse. Il est aussi très prisé des touristes (dont nous faisons partie), attirés par la beauté des paysages. Et ils sont au RDV, les touristes, c'est d'ailleurs la première fois que nous voyons autant de Blancs réunis depuis le début de notre périple!
Le temps est gris, nous espérons que le soleil va percer dans la matinée. Les passagers et les marchandises sont chargés, la loco est arrivée et nous quittons Fianar' à 7h25. Pour l'instant tout va bien! Nous traversons les premières gares, Sahambavy et ses plantations de thé, Ranomena et ses montagnes de bananes. Il a commencé à pleuvoir, mais nous ne perdons pas notre bonne humeur!
A chaque arrêt, nous sommes pris d'assaut par des enfants et des femmes qui, soit nous vendent beignets de bananes, sambos, écrevisses, mandarines, boulettes de viande ou saucisses, épices... soit nous demandent stylos, cadeaux, biscuits...
Après les premiers kilomètres, changement de décor : les rizières et plantations de thé laissent place aux paysages montagneux et verdoyants. Les tunnels et les ponts se succèdent, les paysages sont impressionnants même à travers la brume et la pluie qui ne s'arrête plus ; falaises, rivières, forêt à perte de vue, cascades...
C'est à Tolongoina, huitième gare du parcours, que le voyage va prendre une autre tournure. Le train est en bon état mais ne repart pas... Nous en profitons pour faire le tour des wagons et une visite de la locomotive? C'est là que l'un des conducteurs/mécaniciens nous apprend qu'il y a des travaux plus loin sur la voie et qu'ils attendent un signal... Le convoi peut donc repartir à tout moment, nous ne pouvons pas trop nous éloigner! Nous improvisons une balade dans le village ou l'électricité n'arrive pas, l'achat d'un déjeuner de fortune, des parties de cartes pour passer le temps. Vers 15h, le train siffle enfin et nous roulons tout doucement pendant quelques km... avant de nous arrêter à nouveau pendant presque 2 heures à Manampatrana et ses maisons sur pilotis. Il pleut des cordes, notre patience est mise à rude épreuve!
La dernière partie du parcours sera égayée par notre arrêt à Fenomby. Dans l'obscurité, des femmes et des enfants arrivent vers le train avec des plateaux remplis de poivre noir, vert, rouge et de piments rouges autour de bougies, le tout posé sur leurs têtes. Un très beau tableau!
Le train, moyen de transport vital pour l'économie de la région, permet de transporter thé, bananes, litchis, poivre, girofle, riz, café et cætera entre Fianarantsoa dans les haut plateaux, la ville portuaire de Manakara et les 16 villages enclavés que la voie ferrée traverse. Il est aussi très prisé des touristes (dont nous faisons partie), attirés par la beauté des paysages. Et ils sont au RDV, les touristes, c'est d'ailleurs la première fois que nous voyons autant de Blancs réunis depuis le début de notre périple!
Le temps est gris, nous espérons que le soleil va percer dans la matinée. Les passagers et les marchandises sont chargés, la loco est arrivée et nous quittons Fianar' à 7h25. Pour l'instant tout va bien! Nous traversons les premières gares, Sahambavy et ses plantations de thé, Ranomena et ses montagnes de bananes. Il a commencé à pleuvoir, mais nous ne perdons pas notre bonne humeur!
A chaque arrêt, nous sommes pris d'assaut par des enfants et des femmes qui, soit nous vendent beignets de bananes, sambos, écrevisses, mandarines, boulettes de viande ou saucisses, épices... soit nous demandent stylos, cadeaux, biscuits...
Après les premiers kilomètres, changement de décor : les rizières et plantations de thé laissent place aux paysages montagneux et verdoyants. Les tunnels et les ponts se succèdent, les paysages sont impressionnants même à travers la brume et la pluie qui ne s'arrête plus ; falaises, rivières, forêt à perte de vue, cascades...
C'est à Tolongoina, huitième gare du parcours, que le voyage va prendre une autre tournure. Le train est en bon état mais ne repart pas... Nous en profitons pour faire le tour des wagons et une visite de la locomotive? C'est là que l'un des conducteurs/mécaniciens nous apprend qu'il y a des travaux plus loin sur la voie et qu'ils attendent un signal... Le convoi peut donc repartir à tout moment, nous ne pouvons pas trop nous éloigner! Nous improvisons une balade dans le village ou l'électricité n'arrive pas, l'achat d'un déjeuner de fortune, des parties de cartes pour passer le temps. Vers 15h, le train siffle enfin et nous roulons tout doucement pendant quelques km... avant de nous arrêter à nouveau pendant presque 2 heures à Manampatrana et ses maisons sur pilotis. Il pleut des cordes, notre patience est mise à rude épreuve!
La dernière partie du parcours sera égayée par notre arrêt à Fenomby. Dans l'obscurité, des femmes et des enfants arrivent vers le train avec des plateaux remplis de poivre noir, vert, rouge et de piments rouges autour de bougies, le tout posé sur leurs têtes. Un très beau tableau!
Nous arrivons à Manakara, bien fatigués par un voyage de 163km avec un dénivelé de 1200m qui aura duré... 16h25!!
Nous sommes déçus de n'avoir pas aperçu le soleil de la journée. Et d'avoir raté tous les paysages de la descente vers l'Océan Indien, traversés dans le noir. Malgré tout, une belle expérience, nous en avons encore pris plein les yeux. Et grâce à notre patience et notre bonne humeur légendaires, nous en garderons un bon souvenir!
No comments:
Post a Comment